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5 effets à long terme des abus émotionnels (et comment en guérir)

October 13, 2017

Les abus émotionnels ont des effets retentissants sur nous et implantent des mensonges dans notre esprit, qui, si on les laisse là, peuvent durer bien après que la période d’abus soit derrière nous. Il est compliqué de creuser et d’identifier ces blessures, surtout quand nous n’avons même pas conscience d’être encore blessé. Mais des mois ou des années plus tard, la vie met en lumière ce qui mérite notre attention.

 

L’abus émotionnel peut revêtir beaucoup de formes, et la victime se  sent impuissante, sans valeur, et brisée. Ces blessures ne laissent pas de cicatrice visible, mais elles sont aussi douloureuses qu’une plaie physique. Nous ramassons les morceaux et nous poursuivons notre vie au mieux. Et parfois, nous ne parvenons à ne faire qu’un patchwork. Nous retrouvons notre vie quotidienne en nous disant que tout va bien – alors que quelque chose reste différent. Beaucoup de survivants décrivent deux personnalités différentes : l’une avant l’abus, l’autre après.

 

Le simple fait de reconnaitre que vous êtes un être humain qui souffre peu ouvrir le cœur le plus replié sur lui lui-même et vous amener à vous donner ce dont vous avez besoin.

 

 

 

Ce qu’on a vécu se manifeste à travers notre corps et notre comportement, et il se monte de façon de plus en plus étrange et inconfortable jusqu’à ce que nous trouvions cette compassion envers nous-mêmes. Voici cinq signes qui montrent que vous souffrez peut-être toujours d’un abus émotionnel.

 

1. Vous êtes comme engourdi.

Vous vous isolez, vous vous positionnez plus comme observateur du monde que comme un participant. Tout semble bloqué. Vous ne vous sentez pas mal, mais pas bien non plus. En fait, vous ne ressentez pas grand-chose. Même quand il y a des raisons d’être heureux, c’est comme si votre cœur était en cage, pour empêcher les choses d’y entrer ou d’en sortir.

Ca peut sembler sans espoir, comme si vous étiez cassé pour de bon, et incapable dorénavant de ressentir des émotions. Cependant, c’est en fait la première marche qui vous permet de comprendre votre traumatisme avec gentillesse et douceur. Autorisez-vous à être « engourdi », et comprenez que ça ne serait pas le cas si vous n’aviez pas besoin de vous protéger. Votre corps tente de vous aider ! Concentrez-vous sur cet effort, et vous développerez lentement le sentiment d’estime de soi nécessaire à vous guérir.

 

2. Vous recherchez l’approbation des autres.

Ce signe est très dur à repérer parce qu’il est socialement tout à fait acceptable : le fait d’être charmant, de vouloir tout bien faire, d’être gentil avec tout le monde, et d’être très préoccupé de son apparence. Ce qui est sous-jacent, c’est que vous ne vous sentez « pas assez ». C’est une croyance qu’on vous a inculquée, et dont vous devez vous défaire. Notre valeur n’est pas liée à toutes ces choses-là.

Si vous ralentissez et que vous arrêtez un instant de vous préoccuper de ce que pensent les autres, vous ressentirez probablement de la honte, de la « non-conformité », ou de la jalousie. Votre premier élan sera de reprendre vos anciennes habitudes, mais je vous encourage à prendre une pause pour explorer ces émotions (et de demander le conseil d’un professionnel si vous en avez besoin) jusqu’à ce que vous compreniez vraiment à quel point vous souffrez. Ce n’est qu’alors que vous pourrez vous considérer avec compassion et découvrir que l’amour n’a pas à être gagné.

 

3. Vous êtes plein de rancœur.

C’est quelque chose qui se construit avec le temps. Et il ne s’agit pas de tout casser ou de hurler. Les signes les plus communs de la rancœur sont l’irritabilité, les reproches, la tension artérielle, un serrement au cœur, la frustration et l’impatience. La rancœur est bâtie sur les mots « ça devrait ». (C’est choses n’auraient pas dû arriver. Les gens auraient dû agir différemment.) En fait, nous vivons en résistance contre la réalité.

Il est évident pour tout le monde que la rancœur est toxique, mais s’en défaire n’est pas si simple. Nous devons être gentils avec nous-mêmes et ne pas nous sentir honteux d’être rancuniers. Nous avons juste besoin d’être conscient de devoir lâcher prise là-dessus, et cela se produira, lentement. Une fois que nous arrêtons de nous focaliser sur le « méchant », nous avons plus de place pour nous guérir nous-mêmes.

 

4. Vous jugez et vous analysez.

C’est aussi quelque chose qui se construit avec le temps. Vous dites des choses sympas, mais vous pensez quelque chose d’entièrement différent. Vous découvrez que vous analysez tout ce que les autres font et disent, à un point où il devient compliqué de faire confiance à qui que ce soit. Vous êtes très focalisé sur les comportements de chacun, avec un très haut degré d’exigence (envers les autres et vous-mêmes !).

Ici aussi, la clé est d’être doux avec soi. Vous devez prendre en compte qu’il s’agit d’un mécanisme de protection, d’une peur de perdre le contrôle. Nous juger nous-mêmes d’être trop jugeant nous plonge dans une boucle sans fin que nous ne pouvons que briser en nous aimant mieux. Vous n’avez rien demandé. Vous avez géré au mieux une situation ingérable, et plus vous comprendrez ça, plus vous vous adoucirez.

 

5. Vous devez anxieux et déprimé, voire dépressif.

L’insomnie, les modifications de votre appétit, la peur constante, l’impression d’être puni, le désespoir : ce sont tous des façons de s’autodétruire. Votre corps vous dit stop. Votre patchwork –les 4 solutions ci-dessus - ne fonctionnent plus, et votre corps va vous torturer jusqu’à ce que vous vous rendiez et que vous appliquiez le seul remède possible : vous aimer vous-même.

Vous pouvez aller voir un professionnel de la dépression, mais je vous recommande vraiment, en tant que victime d’abus, d’aborder votre problème sous l’angle de l’amour et non sous l’angle de l’auto-analyse permanente. Au lieu de fouillez dans vos souvenirs, reprenez contact avec ce que vous ressentez. Le simple fait que vous vous reconnaissiez comme un être humain qui a mal peut vraiment désamorcer les choses et vous amener à vous prendre en compte comme jamais auparavant, et peut-être à être aussi gentil avec vous que vous ne l’êtes avec les autres.

 

Après un abus émotionnel, énormément de croyances fausses vous bloquent : ne pas être assez, ne pas être comme il faut, ne pas mériter d’amour, être mauvais, être cassé, être remplaçable, ne pas avoir de valeur, tout est de votre faute. La bonne nouvelle, c’est que vous pouvez guérir de ces croyances. La mauvaise nouvelle, c’est qu’il n’y a pas de baguette magique –juste beaucoup de patience et de persévérance. Cela peut demander des mois ou des années, mais si vous retrouvez l’estime de vous-même, c’est un don à vie. Au cours de cette journée, nous apprenons à concilier le soi « d’avant », et le soi « abusé » pour être enfin entier, et complètement aimé.

 

Mon travail est d’aider les personnes en couple et qui ne savent plus où elles en sont à trouver des solutions pratiques pour pouvoir transformer leur situation.

Si vous voulez aller plus loin, je vous invite à me demander les 3 articles exclusifs pour mieux comprendre votre partenaire, et mieux vous en faire comprendre.

 

 

 

 

A bientôt !

Margot

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