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Ce n’est pas votre bébé.

January 10, 2016

Comment gérer les liens avec ceux que nous aimons après la naissance

 

Chère maman, chère sœur, chère amie, chère belle-mère, et cher n’importe qui qui nous veut du bien.

 

Nous vous aimons. Nous savons que vous aimez nos enfants, et nous vous en sommes reconnaissantes. Nous avons envie que vous soyez proches de lui. Mais nous devons parler de la manière de faire les choses. C’est un sujet difficile, parce que vous ne nous voulez aucun mal (pour la plupart d’entre vous au moins), et nous ne souhaitons pas être ingrates. Nous sommes les mères de nos enfants. Nous avons traversé les nausées matinales, l’accouchement, la césarienne, l’adoption, les problèmes d’allaitement, les nuits blanches. Nous. Pas vous. Evidemment, vous êtes proches de nos enfants, mais vous n’êtes pas leurs mères, et nous avons besoin d’oxygène. Nous avons traversé des choses assez compliquées,  et nous aimerions que vous preniez en considération tout ce que nous avons accompli, et que vous nous preniez en considération, en tant que jeunes mères fragiles qui faisons de notre mieux.

 

 

 

Nous aimerions que vous sachiez que ces mots sont durs à écrire, et encore plus durs à dire, puisque vous comptez tellement pour nous. Mais parfois, ce que vous dites ou faites peuvent nous crisper,  nous renfermer sur nous-mêmes et peuvent endommager la relation que vous avez avec nos enfants. Il ne faut pas faire attention à TOUT, mais il serait sage, quand vous parlez avec de nouveaux parents, de faire attention à certaines choses :

 

Mon enfant n’est pas « votre bébé ». Mon mari est peut-être votre bébé, et peut-être que moi, je suis votre bébé, mais ce petit être-là, non. Je sais que vous le savez. Pour vous, l’appeler votre bébé est un signe de tendresse, mais ça fait grincer des dents à toutes les mères du monde. J’ai traversé tellement de choses pour avoir ce bébé, et ça m’octroie le droit de dire que c’est le mien. Ca peut sembler mesquin, mais le droit de dire que cet enfant est « mon bébé » revient aux parents.

 

S’il-vous-plait, refrénez votre envie d’intervenir quand je pose des règles avec mon enfant. Peut-être que vous n’êtes pas d’accord avec mes méthodes. Peut-être pensez-vous que je suis trop ferme, ou pas assez, mais ce n’est pas à vous d’en décider. Vous n’avez pas de vue d’ensemble. Vous pensez peut-être que je sur-réagis en ne donnant pas à mon enfant plus de bonbons, mais ce n’est pas vous qui vivez avec les répercussions que ça pourrait générer. Ce n’est pas vous qui allez gérer son hyperexcitation et son ventre malade. Vous n’allez pas le coucher ce soir. Si ça ne vous dérange pas, je vais donc m’occuper moi-même de la discipline.

 

En parlant de bonbon, s’il-vous-plait, ne leur en offrez pas en disant « Ta maman est d’accord ». J’apprécie que vous me preniez en considération, mais c’est moi qui vais être la méchante si je dis non ensuite. Rendons nous service à tous, et demandez-moi d’abord. La plupart du temps, ce sera oui, mais peut-être aussi qu’il viendra tout juste de manger un gigantesque pain au chocolat… J’apprécierai beaucoup un rapide «  Est-ce que je peux lui offrir des bonbons ? ».

 

Vous pouvez penser que mon enfant est malade, ou allergique, ou qu’il a un autre problème médical, mais s’il-vous-plait, ne posez pas de diagnostique. Je ne veux pas dire que vous devez ne rien dire alors qu’il se passe quelque chose d’évident, mais réfléchissez-y avant. Personne n’aime entendre de la part d’un proche : « Il y a quelque chose qui ne va pas chez ton enfant. » Si vous vous faites légitimement du souci, parlez-en aux parents, en dehors de la présence de l’enfant, et parlez-en avec tact. Suggérez-nous d’en parler au prochain rendez-vous chez le docteur, mais ne donnez pas de diagnostique ou de médicament à moins que vous ne soyez qualifié ou que nous vous l’ayons demandé. Ca ne peut que générer de la frustration ou même de la colère, même si vous avez raison.

 

A moins qu’on vous le demande, n’essayez pas de devenir notre consultante en lactation. L’allaitement peut être un vrai défi, qui peut impliquer du sang, de la sueur et des larmes. C’est aussi une affaire très intime pour certaines jeunes mères, et pas quelque chose dont on veut parler à table. Merci de vous en inquiéter, mais si vous allez plus loin que « Comment se passe l’allaitement ? », vous risquez d’entrer dans une zone de conflit.

 

Parlez nous des anniversaires et des vacances. Nous n’avons pas besoin de savoir que vous êtes d’accord avec nos réservations ou nos cadeaux, mais nous aimerions savoir si ça colle avec vos projets à vous.  En donnant à notre enfant le gros cadeau que nous avions prévu, et le donner juste un peu avant la date de la fête… ça dépasse les bornes. Prévoir de faire une sortie avec mon enfant pour son anniversaire, surtout si je ne suis pas prévue dans cette sortie, est un autre exemple de projet qui pourrait me mettre en colère.

 

Si vous vous reconnaissez dans les actions citées au dessus par rapport à la nouvelle (ou pas si nouvelle que ça d’ailleurs) mère que vous connaissez, elle pourrait s’éloigner de vous peu à peu. Vous pouvez penser : « Oh, si ça l’embêtait, elle me le dirait. » Mais c’est compliqué de vous en parler, parce qu’on ne veut pas vous blesser. Nous savons que la plupart du temps, vous voulez juste bien faire. Mais nous sommes quand même heurtées, et nous nous mettons à être sur la défensive ou à mettre des barrières.

 

 

 

 

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Margot Robert-Winterhalter aide les futurs et jeunes parents à trouver des solutions pour mettre en place leurs propres choix, pour eux et pour leur bébé. Mère de trois enfants dont deux nés à domicile, elle a traversé plusieurs des épreuves que peut rencontrer une femme qui construit une famille. Elle s’est alors penchée sur les solutions qu’elle pouvait trouver pour elle, et l’aide qu’elle pourrait apporter aux autres pour vivre la vie familiale la plus épanouissante possible.

Amoureuse et mère comblée, attentive à son corps comme à son état d’esprit, elle contribue à créer un nouveau modèle familial en incitant les femmes au libre choix et au sens de leurs responsabilités. Ses mots d’ordre sont la liberté, l’action et le plaisir de chaque instant.

Margot est accompagnante en périnatalité certifiée Doulas de France.

 

 

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